Les Joies de l'Epicerie de Masse
Faire les courses dans un hypermarché est une activité qui me rend plus encore désagréable que d'ordinaire.
On fait des kilomètres entre des gondoles qui n'évoquent vraiment pas Venise pour trouver ce qu'on cherche - et bien heureux quand on trouve -, le rayon haricots verts fait 20 mètres de long au lieu de deux dans un magasin normal mais ce sont les mêmes boites, et la quantité des produits n'en fait pas la diversité. Quand on arrive enfin aux caisses - dont la moitié sont fermées - on a le temps, devant la file interminable de caddies bourrés comme des semi-remorques, de relire l'oeuvre complète d'Alexandre Dumas avant de pouvoir se tirer de cet enfer.
La dernière fois que la chose m'est advenue chez Auchan, l'aventure a duré 2h30, et je me suis rendu compte qu'en fait, cela aurait pris 20 minutes à mon petit super U du coin pour le même résultat.
J'ai donc juré solennellement qu'en 2012, je ne mettrais plus mes bottes dans ces établissements démesurés.
Je voulais juste dire que, dans ce genre de circonstances, vous imaginez bien que mes sourires sont rares, mais ça peut arriver...
La première fois, c'était en découvrant le jus de fruit frais "Rouge Plaisir" dont j'ai déjà parlé, et cette fois-ci, j'achète des pommes de terre roses, presques rouges ( mmmhh... ) qui sont souvent - et à juste raison - estampillées "chair ferme" ( mmmhh... ) et en plus, maintenant, "bonne tenue à la cuisson" !...
J'ai craqué, ça m'évoquait trop certaines amies très chères !...

Comme disait mon regretté éditeur et pourtant ami Eric Losfeld : " C'est pas que je pense qu'à ça, mais quand il m'arrive de penser, c'est à ça que je pense !..."
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La Réalité Rejoint la Fiction...
Je vous avais parlé du remarquable - et regretté - dessinateur japonais Namio Harukawa, ICI, et de son obsession pour les "Domina Forte" ...
Eh bien, je viens de recevoir cette photo, qui prouve que Namio n'avait pas tout inventé !...
Excepté que le petit bonhomme n'est pas tenu en laisse, avouez que c'est frappant !...
Et, naturellement, ils sont japonais...
Du Temps pour Tout
Je suppose qu'on peut affirmer que, dans notre monde, il y a toujours un avant et un après.
Il y a l'avant-guerre et l'après-guerre; avant le repas, quand l'estomac manifeste avec plus ou moins de discrétion son besoin d'être satisfait, et l'après dîner burp ( abdullah . ) Fatalement, il y a donc un avant la fessée et un après la fessée...
Les choses dépendent de la conception que l'on a de la punition, mais pour moi, il y a avant et après un certain laps de temps qui fait partie de l'ensemble punitif. Je m'explique :
Avant la fessée, avant la partie purement physique du châtiment, il y a l'attente dudit châtiment. Cette attente de l'inéluctable fait partie de la punition, elle conditionne la fautive ( ou le fautif, of course. )
Je me souviens de sales moments, quand j'étais écolier, et qu'on m'envoyait à cause de Dieu sait quel méfait dans le bureau du dirlo...
Celui-là, qui était un fin psychologue autant qu'un sadique, ne se privait pas de nous laisser mariner devant sa porte un bon quart-d'heure après que l'on y eut timidement frappé, sachant très bien les affres dans lesquelles l'élève se débattait avant de se faire passer le savon prévu. L'attente du savon était presque pire que le savon lui-même !...
Fort de cet enseignement scolaire, il me semble qu'il est souhaitable de laisser à la punie un temps de réflexion sur ce qui l'attend.
En cela, le carnet de punitions est un auxilliaire précieux, puisque la faute y est consignée ainsi que la sanction y afférent, parfois très longtemps avant que la correction ne soit appliquée.
Alfred Hitchcock prétendait, avec cet humour particulier qui était le sien, que celui qui lui avait fait comprendre l'art du suspense était un des prêtres qui avait présidé à ses études. L'individu lui disait : "Hitchcock, vous serez fouetté". Mais il ne disait jamais quand !...
Les minutes précédant le déculottage et la fessée sont naturellement les plus éprouvantes. On revient sur les fautes commises, on gronde, on tance; on rappelle les modalités du châtiment, le temps passe...
Certains pratiquent le "coin préalable", ce n'est pas une mauvaise idée bien que j'applique rarement cette méthode. Nez au mur, la punie peut méditer sur ce qui va lui arriver dans un avenir proche. L'attente, incontestablement, fait partie du châtiment.
Demoiselle dans les angoisses d'avant fessée...
Et celle-ci ( Jilly si je comprends bien ) sermonnée par la soeur de Sim et de Popeye... Sûr qu'elle doit pas être tendre, la vieille taupe !... Et pas sexy non plus, sacrebleu !...
La pauvrette attend, dirait-on, mister Machin, ( Bob ? ) le sérial spanker de "Girls Boarding School"... Du souci à se faire en effet, il claque plutôt sec !...
La voici qui craque, imaginant le pire. Qui va en effet arriver...
Afin d'accentuer la gêne de la punie, on fait tenir à celle-ci sur ses genoux le paddle qui va lui rôtir le derrière, et elle a déjà sa chaste culotte aux jarrets.
Celle-là également, qui va s'en prendre une typiquement british, à la canne...
Et puis il y a l'après fessée... La mise au coin, le piquet, la pénitence, je suis tout à fait pour. Et c'est à nouveau l'attente, l'attente encore punitive... Aggravée cette fois par la honte d'exposer ses fesses écarlates, augmentée d'autant si la fessée a eu des témoins.
Le "coin", de la façon la plus classique.
Ici aussi, Ten Jessica a été fessée avec une brosse de bon calibre. A genoux, mains sur la tête, c'est plus inconfortable.
Ca, c'est trop mignoooonnn !...
Pénitence périlleuse à la fenêtre !...
Après une solide correction, au vu des marques. La demoiselle n'est pas mise en pénitence, on l'a laissée sur le lit, pleurer toutes les larmes de son corps...
Le coin particulièrement pénible et humiliant. La position, difficile à tenir longtemps, et complètement nue.
Toujours pour jouer sur la honte de la mise au piquet : à genoux, main sur la tête, cul nu. Et l'instrument qui a châtié la demoiselle lui est placé entre les fesses... Avec, je suppose, la consigne de ne pas laisser échapper la canne sous peine d'une sanction suppléméntaire !...
Intéressante brimade aussi que voilà : la petite culotte entre les dents durant la séance de piquet...
Toute nue, les fesses rouges, et soumise aux moqueries de ces deux filles. Qui sont-elles ?... Le contexte est particulier.
Ici, la pauvrette se retrouve carrément à l'extérieur de l'établissement, après une fouettée en règle dont son cul atteste.
Alors oui, on imagine que le temps doit lui sembler bien long avant qu'on ne vienne la chercher et qu'on lui permette - enfin - de se rhabiller...
Sévices 2012
Noël, c'est fait pour les enfants, et pour le plus grand profit de Coca Cola.
Mais pour les grands, ceux qui ont eu bien du talent pour être vieux sans être adultes, il y a les cadeaux de nouvel An.
Les horribles : "Ooooh, tantine, quelle surprise !... Du chocolat Meunier !... Merci, c'est trop, vraiment !...( Je fournis volontiers le Colt 45 et les cartouches ).
Ou le dernier presse-purée de chez Moulinex en super promo because personne n'en veut, puisque la purée est mousseline et en flocons déshydratés.
Non, les bons, les beaux cadeaux, sont ceux qu'on s'offre à soi-même.
Regardez-moi ce joli coffret noir... Et ces instruments d'acier rutilant !... Ah làlàlàlàlàlàlà !...
Que vais-je donc faire de cela ?...
Si vous n' êtes pas sages, je vous raconterai !...
BRISTOL
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Les Lendemains qui Chauffent...
Les lendemains de Noël sont parfois sévères, et au lieu de chocolats et de jolis cadeaux, on peut trouver autre chose dans ses souliers, comme sur cette charmante illustration du grand Hérouard...

Et chez les so british "London Tanner's", la respectable manufacture d'instruments de punition bien connue de tous les spanking lovers, on ne s'y est pas trompé !... Ils ont sorti pour Christmas un modèle spécial de collection, tirage limité, numéroté et tout et tout !...Clic sur l'image pour visiter London Tanner's.
Succès immédiat : la terrible tresse de cuir est entrée en action dans de nombreux foyers, comme on peut le constater sur ce clip...
Mademoiselle a déjà les fesses rouges, mais cela s'explique quand on visionne le clip qui précède, ou elle s'en prend une à la main.
Une fois encore, je déplore le négligé du fesseur aux pieds nus...
Et puis la tresse, c'est une nouveauté, mais notre homme revient au classique et termine la correction de la mignonne au strap bifide...
Un gros plan pour terminer, et nous montrer qu'il ne s'agissait pas d'une fessée bidon...
Cette video est à voir sur Spanking Tube.Cliquez sur la photo pour y accéder.
Mais crénom, quel beau rouge !...
A LA VOTRE !...
Les Fessées de Maribel 14
Puisqu'il te plaît de voir des femmes culottées recevoir une fessée sur leur culotte bien en place, ici tu as un exemple.
Comme tu vois je suis vêtue en tenue de ville et avec des souliers, et lui est habillé pareil, il porte même sa cravate. ( Bien qu'il fût aussi fréquent d'autres fois qu'il soit habillé tout à fait ainsi et qu’en revanche, je sois nue ou presque nue ).
Ce jour là, il m’a fessée sitôt franchie la porte, dans une espèce d'entrée - bureau, parce que j’étais arrivée au rendez-vous avec un quart d'heure de retard. Il s’est Limité à me lever les jupes, à me mettre sur ses genoux avec ma culotte bien tendue, et il a commencé à me donner quelques bonnes claques. Et ne crois pas que pour avoir gardé ma culotte je me plaignais peu, car les 25 ou 30 coups qu'il m'a donnés me cuisaient bien.
Et ensuite, après une petite pause, quand il m'a descendu la culotte pour continuer notre jeu érotique de spanking, j’avais le cul déjà bien coloré... Mais évidemment beaucoup moins que comme il me l'a mis après, en me flagellant jusqu’à obtenir un cul rouge vif, premièrement avec la main, ensuite avec la règle et finalement, modérément, avec la ceinture...
Je permets que tu me voies un peu la figure, bien que je sois à ce moment laide, avec le visage contracté et la bouche ouverte, en me plaignant et en criant comme une fillette à qui on échauffe son petit cul.
Note :
Voilà, nous savons à présent que Maribel et Friedrich ne vivent pas ensemble. Maribel rend visite à son spanker pour recevoir sa ration de fessées et cette humiliation qui l’excite tant !... Sans parler de la conclusion du jeu mais, jusqu’à présent, elle n’a évoqué qu’une fois le rapport sexuel avec Friedrich.
Quoi qu’il en soit, on peut les imaginer tous deux célibataires, peut-être séparés d’un conjoint ou d’une conjointe, mais vivant seuls et libres.
Je n’ai pas – ou pas encore – d’indications sur la fréquence de ces rendez-vous…
A suivre…
Cul nu devant tout le monde !...
Chez les amoureux de la fessée que nous sommes tous de ce côté-ci du Pécos, il est un thème récurrent : la fessée publique... Ca revient régulièrement sur les forums. Ce sont d'ailleurs les dames qui en parlent le plus, avec crainte, gêne, et excitation... Avec crainte, gêne, DONC excitation !...
Cela mérite, il me semble, quelques réflexions.
D'abord, faire la distinction entre fessée publique et fessée dans un lieu public. Je parle ici d'une fessée administrée en privé, mais devant témoins, forcément complices.
Il peut s'agir d'un couple ou de plusieurs, ou uniquement de femmes ou d'hommes, peu importe, le but est que d'autres personnes que l'officiant assistent à la punition. Peu importe dis-je, ce n'est pas tout à fait vrai : le ressenti ne sera pas le même si Mademoiselle est fessée devant des messieurs ou devant des copines, pour des raisons évidentes.
Mais dans quel but va-t-on rendre publique une correction aussi... Intime ?... Car, tout de même, il s'agit bien de mettre à l'air la partie charnue de la vilaine fille, qu'on n'est pas à la plage, et que même à la plage, quand Mademoiselle exhibe ses fesses, des centaines de ses semblables font la même chose et surtout, sur le sable, elle ne se fait pas rougir le cul par un autre que Monseigneur l'Astre Solaire !... Dans un salon, il en va tout autrement.
Revenons au commencement. La fessée, de tous temps, est d'abord une punition. Qu'on ne vienne pas me faire sourire avec "la fessée érotique", qui consiste à caresser ou claquer un peu plus rudement la croupe de sa belle avant le coït;

Dans ce genre-là...
pour moi, TOUTES les fessées sont érotiques, ET punitives, parce que ma fantasmatique est ainsi faite, et que ça colle parfaitement avec celles de mes chères pécheresses, et d'une immensité d'autres !...
Il y a faute, fut-elle insigne - je me charge d'en démontrer la gravité, dans le cas improbable où Mademoiselle ne s'en charge pas elle-même -, et puisqu'il y a faute, Il y a sanction. La fessée est donc punitive et justifiée. Ce n'est ni un acte amoureux, ni du sadisme gratuit. ( En fait, c'est tout à la fois, mais ce serait un autre propos !... )
Deuxièmement : la fessée est une punition humiliante. Une "déculottée", ainsi qu'il est coutume de dire pour désigner la fessée ( terme couramment employé dans la presse sportive pour désigner la défaite d'une équipe de millionnaires analphabètes ) est tout de même axée sur la mise à nu du derrière, avant de l'échauffer plus ou moins sévèrement. Je ne dis pas que les douleurs infligées au postérieur ne comptent pas, mais la première chose que ressent la punie est un choc psychologique. C'est l'exhibition forcée de ce qu'on lui a depuis toujours appris à cacher. Le déculottage est un moment très fort de la punition.
Un déculottage à quatre mains... Effet garanti !...
Et après la honte de la mise à nu, la fautive doit abandonner ses rondeurs intimes à des mains étrangères, qui vont alterner les claques et les caresses... C'est du moins ainsi que je procède, et je ne crois pas être le seul.
Ces caresses qui sont à la fois une douceur et un répit que l'on accorde à la punie, mais aussi - je suis tenté de dire : surtout - une manière un peu outrageante de lui faire bien prendre conscience de la nudité de sa croupe, le fait qu'elle ne s'appartient plus le temps du châtiment, et que celui ( ou celle ) qui la corrige décide sans partage de ce qu'elle va endurer.
Excellente position pour une fessée publique, révélatrice à souhait...
Je déplore toutefois sur cette image le fesseur en short... Une tenue décente me semble s'imposer lorsqu'on joue ce rôle.
Evidemment, si Mademoiselle est fessée par son amant, la honte n'intervient pas, ou fort peu; si c'est son tuteur habituel, celui qui la corrige régulièrement depuis x temps, c'est très proche, et il faut une dose solide de pudeur pour être réellement émue de lui livrer ses fesses. Or, j'insiste sur ce point, la honte est un élément puissamment jouissif dans la fessée.
De ce fait, pour raviver un sentiment de pudeur émoussé par l'habitude, la fessée devant témoins est un excellent remède...
Avec des spectateurs moins tartes que ceux-ci, de préférence !...
Je n'apprécie que modérément les "WE- Fessée", avec grande réunion d'adeptes où tout le monde claque des culs dans la joie et la bonne humeur, avec un barbecue à la clé. Je préfère de loin les comités restreints avec des amis ( ies ) de confiance, et capables de pratiquer le jeu - puisque c'en est un - avec sérieux, condition sine qua non pour obtenir les meilleurs effets sur les participants des deux sexes.
La vraie difficulté est là : trouver des partenaires valables avec qui l'on est au diapason. Pas facile mais ça existe...
La fessée "publique" peut alors avoir lieu, avec cérémonial humiliant soigné au possible, la mise au coin et tout...
Et il est sous-entendu que l'assistance masculine compétente pourra être mise à contribution pour faire regretter à Mademoiselle ses nombreux et inadmissibles manquements !...
Prévoir de vastes récipients pour évacuer le trop-plein d'adrénaline... Bien que, dans ces circonstances, ce n'est pas l'adrénaline qui coule le plus, mais je ne veux pas être trivial.
Amusante mise en scène... Mais j'en connais certaines qui seraient en train de mater la fessée de la copine au lieu de se recroqueviller sur leur siège !...
Voici pas mal de temps, j'ai écrit une nouvelle, "Hubert et Maud", sur le thème que je viens d'évoquer. Je ne l'avais encore jamais publiée, voilà qui est fait.
Cliquez sur les fesses de la demoiselle en pénitence pour accéder au récit...
Bonne lecture !...
JANE et SERGE
Jane Birkin et Serge Gainsbourg. Couple mythique, THE couple !...
Pour moi, sûrement le plus intéressant de ces dernières décennies, bien que la notion de couple me file des frissons dans le dos.
Oui, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, Signoret et Montand, Taylor et Burton, Roux et Combaluzier, Jacob et Delafon, ça a marqué; mais Jane et Serge, c'est exceptionnel.
Et puis, naturellement, contrairement aux couples pré- cités, intervient ici la puissance érotique et exhibitionniste des deux complices, qui choqua bon nombre de gens et en ravit d'autres dont je suis, vous vous en doutiez... Jane et Serge représentent à mes yeux une entité érotique, ce fut peut-être vrai, avant que leur union ne se brise comme toutes les unions amoureuses, tôt ou tard, ainsi qu'il est normal ordinaire et très dommage. Elle aura au moins flamboyé superbement pendant ses premières années.
La "laideur" de Serge, associée à la beauté de Jane représentent déjà une étonnante - et détonante - harmonie.
D'abord, lorsqu'il rencontre Jane en 1969, Gainsbourg a physiquement évolué par rapport à ses débuts dans le petit monde élitiste de St-Germain-des-Prés, quand Juliette Greco le surnommait : "Chauve- souris"...
Faut dire que c'était pas mal trouvé...
Au passage, Juliette s'était avantageusement fait rectifier le nez, lui pas... Mais il a pris un peu d'épaisseur, il a laissé sa chevelure drue pousser en friche, et il ne se rase plus qu'avec des lames usées... Il a attrapé un style et une "gueule". Il n'est plus si laid que ça, à cette époque où Jean-Paul Belmondo, avec ses lèvres épaisses, son pif écrasé et sa diction nasillarde est devenu un sex-symbol !... Le monde change et la mode avec. Il n'est pas génant d'être beau comme Alain Delon, mais les dames commencent à en pincer pour des hommes aux traits rudes ou inhabituels... Lino Ventura cartonne depuis le "Gorille vous Salue Bien", Mick Jagger, avec sa tronche homo- viril séduit dans les deux camps... Et puis quoi, l'amant de Lady Chatterley n'était pas une gravure de mode !... Décidément, Rudolph Valentino est bien mort...
Mais je m'éloigne du sujet.
Jane et Serge... Érotique est naturellement le premier adjectif qui me vient à l'esprit lorsque j' évoque ces deux-là; talent aussi, et j'y adjoins un autre qualificatif non négligeable: BDSM... On ne parlait pas de cela en ce terme à l'époque, mais le jeu remonte aux origines de l'humanité, et peu importe comment on le nomme au fil des siècles !...
Des images révélatrices se rencontrent de-ci, de-là, qui confortent ma conviction.
Celle-ci, par exemple, est tout sauf innocente...
Et c'est quoi, ce petit jeu de patronage ?...
Jane, les yeux bandés, qui doit déterminer à quel homme elle donne ses lèvres, le sien, ou celui que Serge a autorisé à user d'elles...
Plus peut-être, nous n'avons pas toutes les photos... Ou alors, ils jouaient à Colin-maillard, grands enfants qu'ils sont !...
Le plaisir de Serge à montrer, exhiber, offrir au regards du plus grand nombre le corps de son aimée est également signifiant, d'autant que je partage cette perversité.
Sous sa houlette ( mieux encore, sous sa férule ) , nous n'ignorerons pratiquement rien des charmes de Jane... Qu'il en soit remercié. Elle aussi, à qui je suppose que cela n'a pas déplu...
Serge fessait- il Jane ?... Je veux le croire !... Pour ma part, un tel visage, une telle expression, me donne une formidable envie de sévir !... Un mot de travers, et c'est parti !... J'ai remarqué que, dans ces cas-là, les mots avaient facilement un air penché...
Et puis, comment mieux rendre hommage à un cul pareil sinon en le fessant ?...
On pourrait croire Jane au coin après punition, si son derrière était plus coloré...
Et il y a eu ce numéro spécial Noël de "LUI" en 1974. Le n° 131. Jane en première page. "Noël avec Jane Birkin", annonce le sous - titre. J'aurais volontiers passé cette fête sinistre avec Jane, moi !... Surtout que sur la photo, elle est menottée...
Là, question SM, on n'est plus dans l'allusion !...
Ca démarre sec avec les pages de mode, finement titrées : "Le Gris du Cœur", dont les manequins ne sont autres que nos deux drôles...
Les photos, superbes, sont signées Francis Giacobetti, qui fut un photographe- vedette de LUI, entre autres supports.
Qui a eu l'idée d'axer le sujet sur des rapports disons, euh... Musclés ?... Le photographe ?... Ou Francis ET Serge ?...
A part les deux dernières, la qualité des photos ne rend pas justice à Giacobetti, mais je n'ai pas trouvé mieux. En plus, elles sont recadrées.
Certes, la mise en scène de ces photos est théâtrale, volontairement caricaturale; le côté Julot et sa gagneuse en pleine explication est fatalement humoristique et second degré, mais il ne s'en dégage pas moins une réelle sensualité, due à ces bêtes de sexe qu'étaient Jane et Serge.
Et voilà qu'arrive le plat de résistance, le portfolio cuisiné cette fois par Gainsbarre lui-même; lumière, mise en scène, et Nikon au poing, tout cela avant le numérique. Et pour un vieux de la vieille de la photo comme moi, cela veut dire beaucoup. Il est aisé à n'importe qui aujourd'hui de faire des images valables avec un compact; en argentique, non, désolé, ce n'était pas à la portée de tout le monde de réaliser de belles photos, même avec un engin haut de gamme.
Là, on entre dans un autre univers, un univers personnel, glauque, moite, un rien crade, provocateur aussi. Jane est nue, hormis ses bas filés, ses talons hauts et ses menottes pour toute parure. Prisonnière, offerte. A qui ?... Le scénar reste à écrire. Peut-être fut-il écrit, d'ailleurs...
Serge, Artiste complet, signe ici pour moi ses plus intéressantes images, bien avant la série qui fera l'objet d'un livre avec pour modèle celle qui succèdera à Jane : "Bambou et les Poupées". je dis cela sans doute parce que ce sujet- ci m'est moins proche... Mais je ne prétends jamais être objectif, quelle horreur !...
Que dire encore ?... Je crois que les images parlent d'elles-mêmes, qui racontent bien des choses derrière les mises en scène.
Et finalement, je crois que la photo qui me touche le plus, c'est celle-ci :
Je suis un grand sentimental, en fin de compte...
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